Gabriel et moi rentrons doucement à la maison en fin de journée. On marche en bavardant de tout et de rien.
Sur notre chemin, on croise une jeune maman qui fait prendre un peu l’air à ses deux marmots. Une fillette d’environ deux ans et demie ou trois ans. Et un tout petit garçon d’environ un an.
Vous savez, les tout petits, quand ils commencent tout juste à marcher, que leur démarche est encore raide et incertaine. Que quand on les habille, entre le manteau d’hiver et les bottes, on entraperçoit à peine deux centimètres de jambes entre les deux. On dirait presque un manteau d’hiver qui se balade tout seul.
Je les trouve totalement craquants à cet âge! Et ils me font toujours sourire.
On les aperçoit donc, Gabriel et moi, plus loin sur le trottoir. On va les croiser. Et je donne plusieurs conseils à mon petit protégé : laisse les passer, ils sont plus petits que toi, fais bien attention de ne pas les bousculer, et patati et patata. Et du même souffle, je plaisante et le taquine un peu en lui disant que c’est bien mignon les tout petits comme ça et que je voudrais bien qu’il redevienne aussi petit.
Il se tourne vers moi, l’air passablement exaspéré et pousse un grand soupir. Puis, le plus sérieusement du monde, il me dit : « Bin tu sais quoi maman? Il va falloir que tu te fasses un autre bébé, parce que moi, je vais continuer de grandir et d’aller à l’école, tout ça. »
Woups!
J’ai passé une bonne partie des dernières années à avoir hâte qu’ils grandissent et que ça devienne plus facile. Maintenant, je réalise qu’ils ont bien grandi et bien vieilli et il me semble tout à coup que ça va trop vite! Je voyais encore mon fiston comme un tout petit, mais il ne l’est plus. Plus du tout. C’est un magnifique jeune garçon. Fort. Déterminé. Plein d’humour. Mais ce n’est certainement plus un bébé
mercredi, mars 18, 2009
jeudi, mars 05, 2009
Bijoux de famille
C’est la relâche et ma touptite est partie passer quelques jours chez grand-père et grand-mère à Québec.
Petit Bibi et sa maman se retrouvent donc seuls en-tête à tête pour souper, le soir venu. On prend du bon temps, on popote notre souper tout en papotant de tout et de rien. Bibi est confortablement installé sur le comptoir et dépose allégrement les ingrédients que je lui tends dans la casserole tout en me racontant sa visite dans un parc nature du coin.
Une fois la recette complétée, il passe ses bras autour de mon cou pour que je le dépose sur le sol. Je le soulève, et, espiègle, il passe ses jambes autour de ma taille. On en profite pour se faire un bisou, puis un gros câlin. C’est là qu’il me dit :
« Ouille! Ouille maman! Attention! Tu écrases mes petites boulettes! »
Promis, juré, c’est pas moi qui lui ai appris, celle là!
Petit Bibi et sa maman se retrouvent donc seuls en-tête à tête pour souper, le soir venu. On prend du bon temps, on popote notre souper tout en papotant de tout et de rien. Bibi est confortablement installé sur le comptoir et dépose allégrement les ingrédients que je lui tends dans la casserole tout en me racontant sa visite dans un parc nature du coin.
Une fois la recette complétée, il passe ses bras autour de mon cou pour que je le dépose sur le sol. Je le soulève, et, espiègle, il passe ses jambes autour de ma taille. On en profite pour se faire un bisou, puis un gros câlin. C’est là qu’il me dit :
« Ouille! Ouille maman! Attention! Tu écrases mes petites boulettes! »
Promis, juré, c’est pas moi qui lui ai appris, celle là!
jeudi, février 26, 2009
Blogue-plogue
Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais pour moi, une journée vraiment toute grise comme aujourd’hui, ça me … pouach! Vala. Surtout en fin d’hiver comme ça, alors que nos provisions de vitamines D sont dangereusement à la baisse.
Je n’arrive à fixer mon attention sur rien. Et les minutes s’étirent sans fin, prenant toutes les apparences d’heures qui n’en finissent plus de s’égrener.
Alors pour mettre un petit peu de lumière et de beauté dans cette journée wouashwouash, j’aimerais vous faire partager une petite découverte que les paprouttes et moi avons savouré avec grand plaisir hier soir.
Étant nantis, comme la plupart des enfants de ce monde, d’une imagination débordante, mes petits paprouttes rêveurs font leur large part de cauchemars. Au point d’en venir à redouter le moment de se mettre au lit. Hier soir, nous avons donc rejoint le vaste mien (le lit) pour découvrir ensembles les complices des rêves.
Il s’agit d’un petit livret, accompagné de cartes et d’un cd audio. Dans ce livre, on apprend aux enfants à se créer quelques outils de rêve pour se défendre contre les méchants qu’il pourrait rencontrer pendant ses escapades nocturnes. Il détient, par exemple, une potion des champions qui le rend fort et redoutable. Des ailes magiques qui lui permettent de franchir n’importe quel obstacle devant lui. Une clé enchantée pour ouvrir toute porte verrouillée. Et d’autres outils encore, comme l’arme antimonstre, le sifflet – jenesaisplusquoi.
On lui apprend aussi qu’il dispose de complices dans le monde des rêves. Kopin le magicien, qui peut faire apparaître tout ce qu’on désire. Docteur Doux-Calin qui peut soigner toutes les peines et qui sait mettre de la joie dans le cœur. Mylène la musicienne et quelques autres.
Gabriel n’a même pas attendu la fin du livre pour plonger en toute confiance dans les bras de Morphée. Tout pressé qu’il était d’aller tester ses ailes magiques! C’est avec joie aussi et que Delphine s’est endormie en disant qu’elle avait quelque chose qu’elle voulait bien demander à Kopin le magicien.
Vraiment, un bijou de petit outil! Aussi bien pour les parents que pour les petits!
Je n’arrive à fixer mon attention sur rien. Et les minutes s’étirent sans fin, prenant toutes les apparences d’heures qui n’en finissent plus de s’égrener.
Alors pour mettre un petit peu de lumière et de beauté dans cette journée wouashwouash, j’aimerais vous faire partager une petite découverte que les paprouttes et moi avons savouré avec grand plaisir hier soir.
Étant nantis, comme la plupart des enfants de ce monde, d’une imagination débordante, mes petits paprouttes rêveurs font leur large part de cauchemars. Au point d’en venir à redouter le moment de se mettre au lit. Hier soir, nous avons donc rejoint le vaste mien (le lit) pour découvrir ensembles les complices des rêves.
Il s’agit d’un petit livret, accompagné de cartes et d’un cd audio. Dans ce livre, on apprend aux enfants à se créer quelques outils de rêve pour se défendre contre les méchants qu’il pourrait rencontrer pendant ses escapades nocturnes. Il détient, par exemple, une potion des champions qui le rend fort et redoutable. Des ailes magiques qui lui permettent de franchir n’importe quel obstacle devant lui. Une clé enchantée pour ouvrir toute porte verrouillée. Et d’autres outils encore, comme l’arme antimonstre, le sifflet – jenesaisplusquoi.
On lui apprend aussi qu’il dispose de complices dans le monde des rêves. Kopin le magicien, qui peut faire apparaître tout ce qu’on désire. Docteur Doux-Calin qui peut soigner toutes les peines et qui sait mettre de la joie dans le cœur. Mylène la musicienne et quelques autres.
Gabriel n’a même pas attendu la fin du livre pour plonger en toute confiance dans les bras de Morphée. Tout pressé qu’il était d’aller tester ses ailes magiques! C’est avec joie aussi et que Delphine s’est endormie en disant qu’elle avait quelque chose qu’elle voulait bien demander à Kopin le magicien.
Vraiment, un bijou de petit outil! Aussi bien pour les parents que pour les petits!
mardi, février 24, 2009
Se donner le droit
Quelque part, un lundi après-midi, dans une grande ville ordinaire, à l’intérieur d’un groupe de soutien comme un autre, les larmes d’une participante, tout ce qu’il y a de plus quelconque, coulent, tel un torrent trop longtemps contenu. Tristesse et colère se s’unissent et se mélangent, jusqu’à devenir complètement indissociables.
Elle en a marre. Marre de faire tout ce qu’il faut. De demander de l’aide partout ou on lui suggère. De s’entourer de toutes les ressources disponibles ou nécessaires pour lui indiquer les bons chemins, les bonnes façons. Marre qu’on lui dise qu’elle va mieux. Qu’elle accomplit de gros progrès. Qu’elle prend des décisions remarquables. Marre qu’on lui dise qu’elle est forte, solide et intelligente. Qu’elle fait bien les choses. Marre que personne ne comprenne, ni n’entende que oui, il y a du progrès, oui, elle est très fière. Mais non, elle ne va pas mieux. Qu’elle a toujours, comme compagne de chaque minute, de chaque journée,cette envie de ne plus jouer, de se retirer. Comme elle a vécu toute sa vie, tout doucement, sur la pointe des pieds…
Puis, comme une grande vague de fond, une envie depuis trop longtemps oubliée :dessiner. Si elle ne peut se faire comprendre par les paroles, peut-être y arrivera t’elle par quelques traits de crayons et de couleur .
Pour les besoins de la création, pendant les quelques heures ou elle crayonnera frénétiquement, elle laissera cette émotion, cette noirceur l’habiter et la dominer entièrement. Elle la laisse vivre, monter, l’emplir. Et elle l’observe, simplement. Sans la juger, ni l’analyser. Sans même essayer de la nommer.
Elle permet à cette émotion d’être. Et elle se permet de la vivre pleinement.
Quelques heures plus tard, le cahier à dessin se referme. Et la femme se sent tellement mieux. Elle s’est donné le droit. Le droit de vivre quelque chose. Le droit de l’exprimer. Et le droit de s’en libérer.
Elle a trouvé une catharsis à sa douleur.
En tous cas, pour le moment.
Elle en a marre. Marre de faire tout ce qu’il faut. De demander de l’aide partout ou on lui suggère. De s’entourer de toutes les ressources disponibles ou nécessaires pour lui indiquer les bons chemins, les bonnes façons. Marre qu’on lui dise qu’elle va mieux. Qu’elle accomplit de gros progrès. Qu’elle prend des décisions remarquables. Marre qu’on lui dise qu’elle est forte, solide et intelligente. Qu’elle fait bien les choses. Marre que personne ne comprenne, ni n’entende que oui, il y a du progrès, oui, elle est très fière. Mais non, elle ne va pas mieux. Qu’elle a toujours, comme compagne de chaque minute, de chaque journée,cette envie de ne plus jouer, de se retirer. Comme elle a vécu toute sa vie, tout doucement, sur la pointe des pieds…
Puis, comme une grande vague de fond, une envie depuis trop longtemps oubliée :dessiner. Si elle ne peut se faire comprendre par les paroles, peut-être y arrivera t’elle par quelques traits de crayons et de couleur .
Pour les besoins de la création, pendant les quelques heures ou elle crayonnera frénétiquement, elle laissera cette émotion, cette noirceur l’habiter et la dominer entièrement. Elle la laisse vivre, monter, l’emplir. Et elle l’observe, simplement. Sans la juger, ni l’analyser. Sans même essayer de la nommer.
Elle permet à cette émotion d’être. Et elle se permet de la vivre pleinement.
Quelques heures plus tard, le cahier à dessin se referme. Et la femme se sent tellement mieux. Elle s’est donné le droit. Le droit de vivre quelque chose. Le droit de l’exprimer. Et le droit de s’en libérer.
Elle a trouvé une catharsis à sa douleur.
En tous cas, pour le moment.
jeudi, février 19, 2009
Wooooooooooo les moteurs!
Mercredi – Boulot. Dès mon arrivée, mon directeur m’informe qu’il veut me rencontrer en compagnie de notre responsable des ressources humaines. Ouin….bel accueil! Qu’est-ce qu’ils pourraient bien me vouloir, outre me mettre dehors? La dite rencontre devait avoir lieu une quinzaine de minutes plus tard. C’est finalement à 15h30 qu’elle se déroulera. Je vous laisse deviner quel genre de journée j’ai passé! Finalement, ça n’avait rien à voir. Toute soulagée que j’étais, je descends dehors pour griller une cigarette. Je rate la première marche….et descends jusqu’au pallier suivant cul par-dessus tête. Je me suis méchamment tordue une cheville dans l’aventure.
Comment je vais pouvoir rentrer, éclopée comme ça? Mais surtout, comment je vais pouvoir passer chercher mon p’tit Bichou? Heureusement, ma grande fille, armée de sa nouvelle voiture passera chercher et le Bichou, et sa maman. Et ne me demandez pas ce qui se passe chez moi après 18h…..moi en tk, à cette heure là, je pique du nez et je n'ai plus conscience de rien!
Ce matin…le papa s’écrapoutit de sommeil en plein dans la course à la préparation du matin, juste après avoir réveillé les petits. Il a le droit, lui aussi, d’être fatigué. Bon ce n’est pas vraiment le moment idéal, mais on ne choisit pas toujours son moment hein. Je suis bien placée pour savoir ça! Et puis je ne suis quand même pas une petite fille à qui on doit tenir la main tout au long du parcours hein!
Habille Gabi, sors les vêtements de Delph. Fais déjeuner Gab, commence a préparer le lunch de Delph. Va reconduire Gab a son autobus. Reviens faire déjeuner Delph. Prépare les lunch. Ouaaaah moi aussi faut que je me prépare, un moment donné, hein!
Finalement, ma puce est partie toute seule prendre son autobus, sans lunch, en plus. On avait toutes les deux le cœur gros et la gorge serrée… Je resterai à la maison à finir les maudits lunchs et me préparer. Je laisse le lunch de ma puce sur la table de la cuisine avec une note demandant aux autres d’aller lui porter à l’école et spécifiant qu’à l’avenir, pour accomplir des miracles, je demanderais un délai de 12h s'il-vous-plaît.
Comme ma cheville est assez douloureuse, les p'tits prouttes d'à peine 2 ans me dépassent sur le trottoir. C’est dire comme je me déplace vite! J’ai quand même une petite dizaine de minutes de marche entre le métro et mon lieu de travail. Un peu long, quand même, quand chaque pas nous coûte. Je décide donc de descendre à un arrêt inhabituel. C’est un peu plus loin sur la ligne mais il y passe un autobus passe qui me conduira jusque devant le bureau.
Gniiiii! Le dit autobus ne passe que sur les heures de pointe et quand je sors de la station de métro, le dernier était précisément en train de quitter.
Bon bah….finalement, il aurait mieux valu descendre à ma station habituelle hein! Je devrai marcher jusqu’au bureau. Les trottoirs sont enneigés. Les gens, franchement désagréables. J’sais pas mais moi, si je croise quelqu’un qui me semble avoir du mal à marcher, si c’est dans le metro, je cède de bonne grâce ma place assise. Si c’est sur le trottoir, je cède le passage. Je commence à penser plus ou moins sérieusement que ma mère doit m’avoir éduquée à penser un peu trop aux autres qui existent autour de moi.
En traversant René-Levesque, le feu de circulation passe au orange avant que j’ai pu traverser la seconde voie. Je suis coincée sur le terre-plein du centre jusqu’au prochain feu vert. C’est une belle journée pour ça hein. Splash par derrière, splash par devant! Grrrrr!
Et là, le comble….je pensais recharger ma carte à puce pour le retour de ce soir…mais oh, surprise, mon compte de banque est dans le négatif. Donc, plus de billets, pas un sous en poche, et quelqu’un pour Gabriel de 3 à 4 exclusivement alors que moi, j e finis à 5h….et Delphine qui rentre aussi à 5h…
Raaaaaaaaaaaaaaaaaahhh!!!!
Non!!!!
Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Et stop!
Je freine drette là et des 4 pattes à part ca!
C’est précisément cette vie de fous là qui m’a jetée complètement à terre! Et plus d'un an plus tard, je m'épuise juste à y repenser. Je ne veux plus de cette vie là! Une vie où tous les petits gestes anodins du quotidien deviennent un combat insurmontable et sans fin. Une vie où on court, on court à perdre complètement haleine sans jamais arriver nulle part, ni à rien! Sauf , en retard, partout! Une vie où on passe tout notre temps à essayer de se séparer en 10 parce qu’il faut être à 5h à 3 ou 4 places différentes. Une vie où il faut choisir sans cesse la priorité entre enfants et travail. Entre la pinte de lait ou le billet de métro.
C’est pas vrai que je vais recommencer ça! Pas vrai!
Je vous en passe un papier!
Comment je vais pouvoir rentrer, éclopée comme ça? Mais surtout, comment je vais pouvoir passer chercher mon p’tit Bichou? Heureusement, ma grande fille, armée de sa nouvelle voiture passera chercher et le Bichou, et sa maman. Et ne me demandez pas ce qui se passe chez moi après 18h…..moi en tk, à cette heure là, je pique du nez et je n'ai plus conscience de rien!
Ce matin…le papa s’écrapoutit de sommeil en plein dans la course à la préparation du matin, juste après avoir réveillé les petits. Il a le droit, lui aussi, d’être fatigué. Bon ce n’est pas vraiment le moment idéal, mais on ne choisit pas toujours son moment hein. Je suis bien placée pour savoir ça! Et puis je ne suis quand même pas une petite fille à qui on doit tenir la main tout au long du parcours hein!
Habille Gabi, sors les vêtements de Delph. Fais déjeuner Gab, commence a préparer le lunch de Delph. Va reconduire Gab a son autobus. Reviens faire déjeuner Delph. Prépare les lunch. Ouaaaah moi aussi faut que je me prépare, un moment donné, hein!
Finalement, ma puce est partie toute seule prendre son autobus, sans lunch, en plus. On avait toutes les deux le cœur gros et la gorge serrée… Je resterai à la maison à finir les maudits lunchs et me préparer. Je laisse le lunch de ma puce sur la table de la cuisine avec une note demandant aux autres d’aller lui porter à l’école et spécifiant qu’à l’avenir, pour accomplir des miracles, je demanderais un délai de 12h s'il-vous-plaît.
Comme ma cheville est assez douloureuse, les p'tits prouttes d'à peine 2 ans me dépassent sur le trottoir. C’est dire comme je me déplace vite! J’ai quand même une petite dizaine de minutes de marche entre le métro et mon lieu de travail. Un peu long, quand même, quand chaque pas nous coûte. Je décide donc de descendre à un arrêt inhabituel. C’est un peu plus loin sur la ligne mais il y passe un autobus passe qui me conduira jusque devant le bureau.
Gniiiii! Le dit autobus ne passe que sur les heures de pointe et quand je sors de la station de métro, le dernier était précisément en train de quitter.
Bon bah….finalement, il aurait mieux valu descendre à ma station habituelle hein! Je devrai marcher jusqu’au bureau. Les trottoirs sont enneigés. Les gens, franchement désagréables. J’sais pas mais moi, si je croise quelqu’un qui me semble avoir du mal à marcher, si c’est dans le metro, je cède de bonne grâce ma place assise. Si c’est sur le trottoir, je cède le passage. Je commence à penser plus ou moins sérieusement que ma mère doit m’avoir éduquée à penser un peu trop aux autres qui existent autour de moi.
En traversant René-Levesque, le feu de circulation passe au orange avant que j’ai pu traverser la seconde voie. Je suis coincée sur le terre-plein du centre jusqu’au prochain feu vert. C’est une belle journée pour ça hein. Splash par derrière, splash par devant! Grrrrr!
Et là, le comble….je pensais recharger ma carte à puce pour le retour de ce soir…mais oh, surprise, mon compte de banque est dans le négatif. Donc, plus de billets, pas un sous en poche, et quelqu’un pour Gabriel de 3 à 4 exclusivement alors que moi, j e finis à 5h….et Delphine qui rentre aussi à 5h…
Raaaaaaaaaaaaaaaaaahhh!!!!
Non!!!!
Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Stop! Et stop!
Je freine drette là et des 4 pattes à part ca!
C’est précisément cette vie de fous là qui m’a jetée complètement à terre! Et plus d'un an plus tard, je m'épuise juste à y repenser. Je ne veux plus de cette vie là! Une vie où tous les petits gestes anodins du quotidien deviennent un combat insurmontable et sans fin. Une vie où on court, on court à perdre complètement haleine sans jamais arriver nulle part, ni à rien! Sauf , en retard, partout! Une vie où on passe tout notre temps à essayer de se séparer en 10 parce qu’il faut être à 5h à 3 ou 4 places différentes. Une vie où il faut choisir sans cesse la priorité entre enfants et travail. Entre la pinte de lait ou le billet de métro.
C’est pas vrai que je vais recommencer ça! Pas vrai!
Je vous en passe un papier!
mardi, février 17, 2009
Coraphine
Non non, il ne s'agit pas d'une faute de frappe. Et oui, je sais bien que le titre du film est Coraline.
Depuis que nous avions vu les bandes annonce à la télévision, les moustiques et moi attendions avec impatience de voir ce film. Ce fut dimanche le grand jour tant attendu. C'était la toute première fois que j'emmenais mes petits paprouttes au cinéma. Et c'est une maman toute attendrie qui s'est penchée en début de film, pour admirer les petits visages émerveillés et adorés qui baignaient dans la pénombre.
C'est un joli petit film d'animation pour les amateurs du genre. Il y a un ambiance très particulière bien plantée dans ces lieux. Et la petite Coraline y apparaît comme une brise rafraîchissante.
Moi, je n'ai pas pu résister à associer très fort la petite Coraline à ma petite Delphine. Je trouve tellement qu'elles se ressemblent! Je l'ai donc rebaptisée Coraphine :) Et puis on en rigole depuis, parce que quand elle rouspette sur ce que je lui demande, ou qu'elle-même demande quelque chose d'inaccesible, je lui demande si elle veut que je me couse une paire de boutons à la place des yeux.
Ca fait son effet, je vous jure!
samedi, février 14, 2009
La malédiction du bain qui pue
Dans la série des petits plaisirs tout simples de la vie, presqu'en tête de liste, il y a le long bain chaud et parfumé. Luxe suprême, quelques minutes de silence béni, à flotter paisiblement,en totale apesanteur, dans une eau sublimement chaude et capiteusement parfumée.
AAaaaaaahhhhhh! Que de la joie et du bonheur!
Quand je parle de luxe, ici, à la maison des fous, c'en est réellement un.
Hélas!
D'abord, faut savoir être patient. Parce qu'à 8 dans une maison munie d'une unique salle de bain, faut choisir scrupuleusement le bon moment.
Ensuite, faut se dégager du temps. Alors le moment idéal, c'est quand les deux plus jeunes sont enfin couchés. Par la suite, il faut s'assurer que sur les 5 restants, y en aura pas une ou pire, un qui aura une subite envie d'aller au petit coin. Mais surtout, surtout, faut réussir à se ménager un peu d'eau chaude. Parce qu'entre les lessives, la vaisselle, les bains et douches des autres, un réservoir, ça se vide assez vite.
Le weekend dernier, je me suis bien préparée d'avance afin de m'assurer cette petite gâterie pour la soirée. Raté. Après le deuxième visiteur, j'ai renoncé, mon plaisir complètement gâté, et je me suis rincée en vitesse avant de sortir, disons le, un peu frustrée quand même.
Cette fin de semaine, je m'y suis prise un peu plus tôt. J'en ai mis quelques uns carrément dehors. Allez, à votre âge, on ne reste pas encabannés un samedi soir, c'est péché mortel. Avec quatres personnes restantes seulement, j'allais peut-être avoir un peu plus de chance.
Et puis pour me récompenser pour les progrès accomplis ces dernières semaines, je m'étais offert aujourd'hui une délicate huile pour le bain au parfum complètement hallucinant! Ca allait être le pied!
Gniiiiiiiiiiiiii! Mauvaise réponse!
D'abord, avec tout le poupounnage pré-sortie des jeunes et les lessives en série de l'après-midi, plus d'eau chaude disponible. Bon c'est pas tellement grave, il suffit de patienter un peu. Quelques heures plus tard, tout ce que j'obtiens, c'est une eau, au mieux tiedasse, au pire carrément frette!
Qu'à cela ne tienne! On va faire comme dans le bon vieux temps. Je sors toutes mes plus grosses marmites et entreprends de faire chauffer mon eau sur le poêle. Si c'était bon pour mes grands-parents, y a pas de raison que ca ne fonctionne pas pour moi!
Une petite demi-heure plus tard, je me trempe enfin les orteils dans une eau délicieusement chaude. Le parmum de cette huile merveilleuse est carrément ennivrant. Je me plonge avec délices et jusqu'au cou dans ces quelques litres de pur bonheur!
Je n'y étais pas depuis 2 minutes que, naturellement, quelqu'un a eu subitement une envie urgente qui ne pouvait pas attendre. Évidemment, ça ne pouvait pas être une petite envie de pipi toute simple qui aurait pris 2 minutes hein!
Les bruits....les odeurs.....pouah!!!!
Mon petit bonheur complètement et irrémédiablement gâché, encore une fois.
Bon....la semaine prochaine, quelques possibilités.
AAaaaaaahhhhhh! Que de la joie et du bonheur!
Quand je parle de luxe, ici, à la maison des fous, c'en est réellement un.
Hélas!
D'abord, faut savoir être patient. Parce qu'à 8 dans une maison munie d'une unique salle de bain, faut choisir scrupuleusement le bon moment.
Ensuite, faut se dégager du temps. Alors le moment idéal, c'est quand les deux plus jeunes sont enfin couchés. Par la suite, il faut s'assurer que sur les 5 restants, y en aura pas une ou pire, un qui aura une subite envie d'aller au petit coin. Mais surtout, surtout, faut réussir à se ménager un peu d'eau chaude. Parce qu'entre les lessives, la vaisselle, les bains et douches des autres, un réservoir, ça se vide assez vite.
Le weekend dernier, je me suis bien préparée d'avance afin de m'assurer cette petite gâterie pour la soirée. Raté. Après le deuxième visiteur, j'ai renoncé, mon plaisir complètement gâté, et je me suis rincée en vitesse avant de sortir, disons le, un peu frustrée quand même.
Cette fin de semaine, je m'y suis prise un peu plus tôt. J'en ai mis quelques uns carrément dehors. Allez, à votre âge, on ne reste pas encabannés un samedi soir, c'est péché mortel. Avec quatres personnes restantes seulement, j'allais peut-être avoir un peu plus de chance.
Et puis pour me récompenser pour les progrès accomplis ces dernières semaines, je m'étais offert aujourd'hui une délicate huile pour le bain au parfum complètement hallucinant! Ca allait être le pied!
Gniiiiiiiiiiiiii! Mauvaise réponse!
D'abord, avec tout le poupounnage pré-sortie des jeunes et les lessives en série de l'après-midi, plus d'eau chaude disponible. Bon c'est pas tellement grave, il suffit de patienter un peu. Quelques heures plus tard, tout ce que j'obtiens, c'est une eau, au mieux tiedasse, au pire carrément frette!
Qu'à cela ne tienne! On va faire comme dans le bon vieux temps. Je sors toutes mes plus grosses marmites et entreprends de faire chauffer mon eau sur le poêle. Si c'était bon pour mes grands-parents, y a pas de raison que ca ne fonctionne pas pour moi!
Une petite demi-heure plus tard, je me trempe enfin les orteils dans une eau délicieusement chaude. Le parmum de cette huile merveilleuse est carrément ennivrant. Je me plonge avec délices et jusqu'au cou dans ces quelques litres de pur bonheur!
Je n'y étais pas depuis 2 minutes que, naturellement, quelqu'un a eu subitement une envie urgente qui ne pouvait pas attendre. Évidemment, ça ne pouvait pas être une petite envie de pipi toute simple qui aurait pris 2 minutes hein!
Les bruits....les odeurs.....pouah!!!!
Mon petit bonheur complètement et irrémédiablement gâché, encore une fois.
Bon....la semaine prochaine, quelques possibilités.
- Je sacre TOUT le monde dehors, pendant plusieurs heures/jours/semaines. Je vérouille toutes les portes, change les serrures et débranche les téléphones;
- J'emprunte l'appart d'un ami qui quitte pour la fin de semaine;
- Je me loue une chambre d'hôtel;
- Je vais faire trempette dans un spa;
- Je mets mon alarme à 3h30 du matin, à cette heure là, y a moins de risques.
En attendant, je vous annonce en primeur que l'Everest n'est désormais plus le plus haut sommet du monde. Ma montagne de mauvaise humeur vient de le surpasser.
M'en vais donc babounner comme un gros bébé lala avec un livre sous ma couette. En souhaitant très fort que 3 ou 4 envahisseurs ne m'y suivront pas là aussi!
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